
DERRIÈRE L'AFFICHE. On n'attendait pas vraiment du Daniel Schneidermann au festival OFF d'Avignon. Pourtant c'est bien lui qui se cache derrière le pseudonyme de David Serge, auteur du livre Les langues paternelles, adapté pour le théâtre en 2009 et joué tous les jours au théâtre des Doms.
En 2006, lorsque le journaliste publie ce livre aux accents très personnels, il anime encore Arrêt sur images sur France 5. Il nous explique ne pas avoir voulu, à l'époque,"être jugé en fonction de ce que j'étais : le journaliste Schneidermann. C'était un texte inspiré de mes propres enfants, qui à l'époque étaient ados. Pour éviter d'être découvert, j'ai envoyé mon manuscrit sous ce pseudonyme par la Poste à quatre éditeurs".
C'est Robert Laffont qui le publiera, en répétant aux journalistes, intrigués par ce nouvel écrivain : "C'est un pseudo". Mais sans dire de qui. Le journaliste-écrivain garde "l'anonymat" pendant six mois. Pierre Assouline, qui le connaît un peu dans la vie, ne semble pas le reconnaître dans le livre et en fait l'éloge sur son blog. Et puis, après quelques fuites sur Internet, Schneidermann se dévoile enfin."Assouline en est tombé de sa chaise".
En 2009, le metteur en scène bruxellois Antoine Laubin s'empare du texte et signe une adaptation où le personnage de "David" est incarné par trois acteurs. "Ce dispositif à plusieurs voix est rusé, astucieux. Je trouve qu'il a très bien mis en valeur la musique de mon texte". Aujourd'hui, il assume totalement en être l'auteur.
Une rencontre avec le public d'Avignon est prévue lundi 12 juillet, mais il ne sait pas encore s'il fera le déplacement : "J'ai un double qui s'appelle Daniel Schneidermann et qui est très, très occupé en ce moment par l'actualité politique...".
Mots-clefs : Avignon, Derrière l'affiche, off

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